Dogsenjoy : les conditions de reproduction au sein de notre élevage

Dogsenjoy : le choix de nos chiens reproducteurs

Il n'est pas souhaitable, si l'on veut obtenir de bons produits, de faire reproduire les chiens à l'aveuglette. On aurait tort de croire, notamment, qu'un chien ayant un pedigree constitue une garantie de la qualité de ses descendants. Les livres d'origine actuels, dans la plupart des pays, ne garantissent (et encore) qu'une filiation. Ils établissent qu'un tel est le fils d'un tel et d'une telle. La tenue de ces livres est rigoureuse, mais doit naturellement admettre comme base la sincérité des déclarants !

Choix des géniteurs

Enfin, il ne faut pas poser comme assuré et croire que l'accouplement d'un beau chien et d'une belle chienne donnera, à coup sûr, de beaux produits. Encore bien moins qu'un chien de grande taille pour sa race compensera le défaut de taille d'une chienne petite, etc. Au contraire, les défauts de l'un et de l'autre, loin d'être corrigés, sont transmis aux descendants, quand ils ne sont pas aggravés.

Par conséquent, ceux qui voudraient entreprendre sérieusement l'élevage canin avec succès auront tout intérêt à s'entourer d'avis émanant de personnes qualifiées, éleveurs expérimentés ou vétérinaires spécialistes.

L'accouplement

Chacun sait que la chienne n'accepte le mâle qu'à certaines périodes très courtes, en général deux fois par an, au printemps et à l'automne. Ces périodes, appelées « feux » ou « chaleurs durent de quinze jours à trois semaines. Il est contre-indiqué de faire saillir une chienne à ses premières chaleurs, qui, suivant l'époque de sa naissance, peuvent très bien survenir à l'âge de 7 ou 8 mois.

On conçoit qu'une chienne de cet âge, dont le développement n'est pas encore arrivé à bonne fin, n'est pas du tout apte à produire de beaux chiots. Elle risque non seulement de donner naissance à des avortons, mais d'en rester marquée pour toute sa vie.

On établira donc comme règle formelle qu'il ne faut pas faire reproduire une chienne avant 18 mois, ou même deux ans pour certaines races à croissance lente, comme les Danois ou les Saint-Bernards. Le choix du mâle a autant d'importance que celui de la femelle. On admet qu'il vaut mieux donner à une jeune chienne un mâle nettement plus âgé qu'elle, de même qu'une chienne âgée sera croisée de préférence avec un mâle de deux à trois ans.

Les deux partenaires ne devront pas seulement être beaux du point de vue du standard de la race et présenter le moins de défauts possible (le chien parfait n'existant pas), mais ils devront aussi être en parfaite santé. Il faut se défier particulièrement des étalons « champions D, à qui on amène de nombreuses chiennes à longueur d'année, et qui, fatigués, ne donnent que des produits décevants.

Faisons également justice, au passage, d'une vieille croyance qui veut qu'une chienne saillie la première fois (par un chien pur ou bâtard) donne toute sa vie des produits ressemblant à ce premier étalon : cette théorie, admise longtemps, porte le nom d' « imprégnation » ou de « télégonie ». La science actuelle permet d'affirmer son absolue fausseté.