Les chiens de chasse

L'histoire du chien de chasse

• Depuis son apparition sur terre, l'homme a toujours chassé. A l'époque préhistorique, il tuait parce qu'il avait faim et qu'il ne cultivait rien qui put le nourrir. Mais ses moyens physiques étaient très faibles en comparaison de ceux des animaux qu'il devait abattre. C'est pourquoi il se mit en quête d'un auxiliaire. Il le trouva avec le chien.

• Jusque-là, l'homme et l'animal s'étaient côtoyés plutôt qu'affrontés. Quand ils se connurent mieux, ils se complétèrent. Tous deux étaient chasseurs. L'homme faisait bénéficier le chien de son intelligence et de ses armes, capables de tuer à distance. Le chien apportait à l'homme sa vitesse, son flair, son endurance, son courage, sa loyauté et son instinct de carnivore, et aussi sa fidélité.

• On pense que la domestication du chien débuta au néolithique, il y a plus de 6000 ans. Les premiers chiens de chasse furent des limiers, qui conduisaient leur compagnon humain sur la piste du gibier. Déjà l'homme n'avait plus à aiguiser ses sens, puisque ceux du chien les suppléaient heureusement. Mais il devait encore dépenser beaucoup d'énergie physique. C'est pourquoi il dressa des chiens à pourchasser et à rabattre le gibier. C'est le début de l'ère des chiens courants, qui devaient s'illustrer plus tard dans la chasse à courre, « chasse noble » par excellence.

• On utilisait des chiens rapides, notamment des Lévriers, pour poursuivre les animaux eux-mêmes rapides alors que sur les bêtes plus lentes mais puissantes, comme l'ours et le sanglier, on employait des chiens solides, courageux et mordants. .

• Assister à des cours d’éducation et renseignez-vous auprès de professionnels pour adopter les bons réflexes dès le départ. Et surtout pratiquez quotidiennement, faites des séances d’entrainements de 15 minutes maxi.

• Et comme certains gibiers creusaient leurs refuges sous terre, on créa des races de Terriers, qui délogèrent les bêtes de leurs repaires souterrains.

L'évolution de la chasse

• Mais la chasse évoluait. De nouvelles méthodes et de nouvelles armes permettaient d'abattre le gibier de plus loin. Des chiens furent alors dressés à marquer l'arrêt, en signalant l'emplacement de la proie après l'avoir pistée. Ils devaient également rapporter à leurs maîtres les animaux abattus. Des races de chiens d'arrêt* et de retrievers, ainsi que de « chiens d'eau » chassant au marais, prirent place dans la liste des auxiliaires du chasseur.

• Aujourd'hui, certains chiens de chasse ont été détournés vers d'autres emplois. Le Lévrier, le Caniche, le Cocker, par exemple, sont devenus surtout des chiens de compagnie, tout comme le Teckel ou le Fox-Terrier à poil dur.

• D'une manière générale, le chien de chasse s'est démocratisé, et on peut en tracer le portrait-robot : il doit être de taille moyenne, posséder un très bon nez, se montrer fort discipliné, savoir contrôler sa fougue naturelle, ignorer la fatigue et ne pas craindre le coup de fusil.

Les groupes de chiens

• On trouve des chiens de chasse dans la plupart des groupes de la classification officielle. Le troisième groupe est celui des Terriers, pratiquement tous d'origine anglaise, le Teckel, qui est un Terrier allemand, ayant droit à un groupe pour lui tout seul, le quatrième. Ils sont destinés à la chasse, sous terre et en surface, de gibier ou de « nuisibles » (renards, blaireaux, loutres).

Le cinquième et le sixième groupe réunissent les chiens courants de grande ou de petite vénerie. Le septième groupe est réservé aux chiens d'arrêt continentaux, comme les Braques et les Epagneuls. Le huitième groupe réunit les chiens d'arrêt anglais comme le Pointer,les Setters, les Cockers, etc.

Enfin, le dixième groupe est celui des Lévriers. Tous ces chiens ont des dons innés pour la chasse, mais ces dons peuvent être très améliorés par le dressage. Celui-ci exige avant tout de la patience. Il faut agir avec fermeté, mais sans aucune brutalité, se montrer persuasif sans être trop autoritaire. Une sorte de complicité doit se créer entre le maître et le chien, qu'il faut savoir récompenser d'une caresse ou d'une friandise dès qu'il a exécuté correctement l'exercice demandé. Le dressage se fait toujours en plein air, sur un terrain de chasse. Il existe des ouvrages qui traitent des différentes méthodes employées pour parvenir à un bon résultat, mais, à moins d'être spécialement doué, il est parfois préférable de confier le chien à un dresseur professionnel.

• Quel que soit le type de chasse qu'il pratique, le chasseur doit entraîner son chien à de longues promenades tout terrain un bon mois avant l'ouverture et le nourrir davantage en période d'activité. Il doit également vérifier au retour, que l'animal ne s'est pas blessé, car une simple griffure peut s'infecter. Enfin, s'il s'agit d'une chienne, il faut renoncer à l'emmener si elle est en chaleurs, sous peine de se mettre à dos tous les autres chasseurs de la région.